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15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 22:21

Invitation

Avel-vor mercredi 18 mars 20H30

Aude,Marie,Jean-Pierre et Serge

Candidates et candidats soutenu par Europe Écologie les Verts, vous invitent dans le cadre des élections départementales à venir débattre des enjeux de la politique départementale.

Pour faire face aux défis de demain, il nous faut des politiques mieux ciblées et plus efficaces, portées par des élus innovants et présents sur le terrain. Mieux vivre dans un environnement agréable et respecté, dans la solidarité et la proximité, c'est possible.

Construisons l'avenir ensemble

Savomp an amzer dazont asambles

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 07:48

Élections Départementales 22 et 29 Mars 2015

Les candidates et candidats Europe Écologie les Verts vous invitent à leur réunion publique en Breton Vendredi 6 Mars à 18h30. Réunion animée par Jean-Pierre Kervella

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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 05:06

Communiqué de presse Commun à Europe-Ecologie -les Verts, au groupe des députée-es écologistes, et à la commission Agriculture et ruralité.

Les annonces du Ministère de l’agriculture de vendredi dernier à l’occasion de l’ouverture du Salon de l’agriculture inquiètent fortement les écologistes. Parmi les plus choquantes : le Gouvernement propose d’agrandir la taille des exploitations de volailles passant de 30 000 à 40 000 animaux sans autorisation. Alors que l’année dernière, en toute discrétion entre Noël et le jour de l’an, un décret autorisait l’agrandissement des ateliers de porcs, la filière, depuis, ne s’est pas mieux portée, bien au contraire : son déficit commercial est passé de 100 millions d’euros en 2013 à 340 millions d’euros en 2014 ! Pour Brigitte Allain, députée de Dordogne : « C’est répéter les erreurs du passé, perpétuer un modèle qui mène droit dans le mur. Ces propositions sont en totale contradiction avec la volonté affichée d’agro-écologie, d’une bonne qualité des eaux, de création d’emplois ou encore de lutte contre le dérèglement climatique. Les conditions pour une agriculture durable à long terme ne sont pas posées.» Les écologistes seront présents au salon de l’agriculture : une délégation composée de membres du parti, de la commission agriculture et ruralité, d’élus régionaux et de parlementaires échangera avec les organisations agricoles, jeudi 26 février. Selon, Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’EELV : « A cette occasion, nous voulons échanger et faire part de nos propositions pour l’avenir de l’agriculture, que nous mettons en œuvre quotidiennement à travers des actions et politiques agricoles régionales ou départementales durables. » Le Président de la République affirmait lui-même ces derniers jours : « On n’avancera pas si l’on ne réconcilie pas l’économie et l’écologie ». Cette transformation progressive, mais en profondeur, de l’agriculture et de l’alimentation vers plus de valeur ajoutée et de respect des hommes et des animaux, est soutenue par de nombreux agriculteurs et par une grande majorité de citoyens. L’agriculture a tout à gagner dans l’écologisation de ses pratiques, et inversement !

Pour EELV Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale Julien Bayou, Sandrine Rousseau, porte-paroles nationaux Pour le groupe écologiste Assemblée nationale Barbara Pompili, coprésidente Francois de Rugy, coprésident Brigitte Allain, députée

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 08:40

Le président du Réseau environnement santé, André Cicolella, animera une conférence publique, jeudi, à 20 h, aux halles Saint-François à l'invitation des écologistes. Le chercheur appelle à une mutation du système de santé.

Le projet de loi santé 2015 vous paraît-il suffisamment prendre en compte la lutte contre les risques sanitaires liés à l'environnement ?

La ministre Marisol Touraine a reconnu qu'il nécessitait d'être complété pour la partie santé environnement. J'ai été auditionné la semaine passée, je vais l'être en mars pour dire qu'il faudra savoir faire face à cette épidémie de maladies chroniques (cancers, maladies cardiovasculaires, troubles du système nerveux, de la reproduction, etc.) que l'Organisation mondiale de la santé, dans sa déclaration de New York en 2011, a décrite comme le principal défi pour le développement durable en ce début de XXIe siècle. L'objectif défini au niveau mondial par les grandes associations de malades, c'est de les réduire de 25 % à échéance 2030. Il y a une ouverture de la part de la ministre, mais il faut des mesures structurantes pour changer le système de santé. Plus il est efficace, plus il fait reculer la mortalité, plus la prise en charge des malades chroniques augmente, plus les coûts pour les soigner sont importants. Il faut agir sur la genèse de ces maladies. On ne peut pas tout expliquer par le tabac et l'alcool. Il faut s'attaquer aux risques liés à l'environnement (pollution chimique, modification de l'alimentation, l'évolution de modes de vie...). Une partie des causes est là.

Quelles mesures ?

Il faut tenir compte des avancées de la science, qui nous dit que, la période sensible, c'est la gestation. C'est là que se joue une grande partie de la genèse des maladies du futur enfant, du futur adulte. C'est tout le problème des perturbateurs endocriniens, sujet de la première campagne menée par le Réseau environnement santé dès 2009, qui a abouti à l'interdiction des biberons au bisphénol en France. C'est le premier pays au monde à interdire les contenants alimentaires au bisphénol, le premier à se doter d'une stratégie de lutte contre les perturbateurs endocriniens.

Comme le perchloréthylène dans le nettoyage à sec, que le réseau a combattu.

Une autre victoire importante. C'était totalement absurde de nettoyer les vêtements avec une substance cancérogène, toxique pour le système nerveux, la reproduction, le foie, qui a causé des décès parmi les riverains de pressings.

Faudrait-il lutter en priorité contre d'autres perturbateurs ?

Une demi-douzaine de grandes familles imprègne déjà la population, pour lesquelles on a des données scientifiques solides. Je pense aux phtalates, aux perfluorés qui contaminent les hommes, les animaux, les eaux de surface, aux polybromés mais aussi aux additifs alimentaires. On a fait une alerte la semaine passée à partir d'une publication qui montre que l'on a 175 substances considérées comme préoccupantes, dont 119 perturbateurs endocriniens, dans les additifs et les matériaux à usage alimentaire.

Que vous inspire le récent avis de l'Agence européenne de sécurité des aliments ?

elle prétend que l'exposition au bisphénol A ne présente pas de risque pour les humains ? Un millier d'études concordantes disent le contraire dans le monde. C'est criminel de continuer à dire que l'on peut exposer des nourrissons à cette substance alors qu'on sait que c'est pendant la période périnatale que se joue l'avenir sur plusieurs générations. C'est du même ordre d'idée que le distilbène : le taux de cancer du sein a doublé, les malformations génitales surviennent encore en 2015 chez des enfants dont les grands-mères ont pris ce médicament dans les années 50 ! Personne ne peut accepter d'exposer sa descendance à ce type de risque.

© Le Télégramme - Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/sante-la-periode-sensible-la-gestation-23-02-2015-10535474.php

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23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 07:33
EELV les candidat(e)s canton Guipavas (Marie Quétier,Aude Burger,Serge Borvon,Jean-Pierre Kervella)

EELV les candidat(e)s canton Guipavas (Marie Quétier,Aude Burger,Serge Borvon,Jean-Pierre Kervella)

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 12:57

~~Lettre d'information EELV CommuniquÉ Départementales 2015 : L’écologie en avant A l’occasion des élections départementales des 22 et 29 mars prochain, qui se tiendront sur l’ensemble du territoire suite à la réforme territoriale, Europe Ecologie – Les Verts sera présent sur prêt de la moitié des 2054 cantons renouvelés. Le niveau de participation des écologistes pour des élections départementales est inédit. C’est la première fois que EE-LV présentera autant de candidat-e-s à ce scrutin. Des stratégies cohérentes avec les situations locales Dans plus de 40% des cas, EE-LV participera à des dynamiques écologistes et citoyennes en partenariat avec au moins une force de la Gauche alternative telles que le Parti de Gauche, le Parti Communiste Français, Ensemble ou Nouvelle Donne. Dans plus du tiers des cantons, EE-LV présentera des candidatures de rassemblement écologistes et citoyennes autonomes de tout autre parti politique. Dans un peu moins de 17% des cantons, EE-LV présentera des candidatures en accords avec le Parti Socialiste. Principalement en Seine-Saint-Denis, Meurthe et Moselle, le Loiret, la Loire, la Dordogne, la Gironde, les Deux-Sèvres et le Vaucluse. Notamment dans la Somme, sur un tiers des cantons de l’Essonne, une partie de l’Allier et des Alpes-de-Haute-Provence, EE-LV participera à un rassemblement avec le PS et le PCF. Ecologie, Citoyenneté, Solidarité Quelle que soit la stratégie choisie localement, les écologistes développeront lors de cette campagne leurs propositions autour des valeurs citoyennes, écologistes et solidaires. Les éléments qui ont été pris en compte localement pour construire les différentes stratégies sont : la participation commune à des luttes locales, l’appréciation portée sur les bilans des exécutifs départementaux sortants, la capacité à construire un projet politique partagé et renouvelé, la capacité des éventuels partenaires à prendre en compte les enjeux écologistes, et bien sur le poids électoral de l’extrême droite. Ainsi, dans certains départements, des accords de désistement et/ou de soutiens réciproques ont pu être mis en œuvre avec tout ou parti des potentiels partenaires de Gauche sur la base d’un accord. Mais surtout, sur de nombreux cantons, les instances locales d’EELV ont choisi, de façon unilatérale et sans contrepartie, de ne pas présenter de candidat-es. C’est notamment le cas en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Lorraine, en Picardie, en Normandie, en Languedoc-Roussillon ainsi qu’en Midi-Pyrénées.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 16:08

~Christel AMBROSELLI Relations Presse – Communication Europe Ecologie Les Verts en Bretagne et ses élu-e-s au Conseil régional Tel/pgz: 02 97 88 39 57 (lun/mar) - 06 68 67 70 91 Courriel/postel: presse.europeecologiebretagne@gmail.com Site EELV Bretagne [http://bretagne.eelv.fr/] Jeudi 5 février 2015 Qui doit payer l’échalote qui composte ? Deux tas d’échalotes de près de 1000T sont stockés depuis plus de quinze jours sur le domaine public en bordure de routes très fréquentées, cela suite à la manifestation de la FDSEA du 14 janvier dernier. Ces tas sont en phase de fermentation avec perte de liquide, et très probablement production de méthane et d’hydrogène sulfureux (0.68gr/de soufre pas kg d’échalote). Ces émissions peuvent présenter des risques pour l’environnement, la santé publique et les personnels amenés à intervenir pour le chargement et le transport vers les centres de méthanisation et de compostage. Nous dénonçons : - l’incurie de la FDSEA d’avoir déversé les échalotes pour des raisons troubles et passéistes. - le laxisme des pouvoir publics d’avoir laissé stockées, dans des conditions inadéquates, ces tubercules déchets et par là, de faire prendre des risques sanitaires aux populations - le fait de faire payer par la collectivité tous les frais liés aux dégâts provoqués par ces agriculteurs. EELV souhaite que la responsabilité de la décharge des déchets incombe aux agriculteurs responsables de ces dégâts et qu’enfin, un modèle vertueux de production soit insufflé par le gouvernement. Les militant-es du groupe local du Pays de Morlaix (morlaix@eelv.fr. 06 89 84 53 86) René Louail, président du groupe EELV au conseil régional de Bretagne et paysan Michel Forget, secrétaire régional EELV

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 16:05

~Christel AMBROSELLI Relations Presse – Communication Europe Ecologie Les Verts en Bretagne et ses élu-e-s au Conseil régional Tel/pgz: 02 97 88 39 57 (lun/mar) - 06 68 67 70 91 Courriel/postel: presse.europeecologiebretagne@gmail.com Site EELV Bretagne [http://bretagne.eelv.fr/] Jeudi 5 février 2015 Synutra Carhaix (29) : la métamorphose du modèle agricole breton passe t-elle par l’octroi de « pognon » aux fonds de pension américains ? La fin des quotas approchant, certaines entreprises laitières présentent les vertus du marché mondial comme un véritable Eldorado, dans une région qui prévoit d’augmenter sa production de lait de 20% dans des fermes usines d'ici 2020. A Carhaix (29), le projet d'usine laitière géante pouvant transformer 300 millions de litres de lait est un leurre si nous regardons de près la réalité. L’accord signé en 2012 entre Sodiaal et Synutra international - dont le siège est domicilié dans l'Etat du Delaware, aux Etats Unis, Etat considéré comme un paradis fiscal pour les entreprises -, nous interpelle fortement, à plus d'un titre : - Le marché mondial du lait sera soumis aux spéculations financières mondiales et s'inscrit en totale opposition au droit à la souveraineté alimentaire des peuples, seul moyen pour garantir à moyen et long terme la sécurité alimentaire. - Ce choix met en concurrence les producteurs bretons de lait en compétition avec les producteurs néozélandais et australiens qui bénéficient d'un accord de libre-échange, avec baisse des droits de douanes de 20%, à partir d'étables laitières de plusieurs milliers de vaches. Ce système va augmenter la volatilité des prix et tirer la rémunération des producteurs vers le bas en provoquant la disparition de milliers d’entre eux. - Ce marché risque d'être de courte-durée. La Chine devient le premier importateur mondial de soja, et de là, assure son autonomie alimentaire dans le domaine des produits laitiers dans les cinq prochaines années... Derrière cette illusion d'or blanc, il s'agit d'une mainmise de fonds pensions sur la production alimentaire mondiale. Selon EELV, voici la réalité : en participant au financement de ce projet, la Région Bretagne soutient indirectement deux fonds d'investissements, majoritaires dans Synutra international et détenus par Liang Zhiang et Xiuquing Meng, domiciliés aux Iles Vierges Britanniques, autre paradis fiscal. Les 150 emplois créés ne peuvent, en aucun cas, compenser les milliers d'emplois qui sont et seront perdus dans l'agriculture paysanne bretonne. René Louail et Janick Moriceau pour le groupe EELV au Conseil régional de Bretagne et paysan Yannick Jadot, Député européen EELV

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 10:48

~~François Hollande, le grand absent européen Libération : Yannick Jadot http://www.liberation.fr/monde/2015/02/04/francois-hollande-le-grand-absent-europeen_1195710 Si François Hollande ne saisit pas l’opportunité du bouleversement politique grec pour investir l’espace européen, alors sa présidence n’aura été qu’un simulacre de démocratie de plus, perpétué par et pour une oligarchie politico-médiatique obsédée par la grande messe de l’élection présidentielle. Et le Président n’aura tenu que le rôle principal d’une nouvelle saison d’un «Dallas» à la française, surjouant une souveraineté nationale aujourd’hui disparue lorsqu’il s’agit de dérèglement climatique, de dumping social, de paradis fiscaux, de sécurité énergétique ou de terrorisme. Pire, il aura privé les Français des moyens de sortir des crises économique, sociale, environnementale et démocratique. Initié sous la présidence Sarkozy, le désinvestissement de la France dans l’Union européenne s’est poursuivi sous sa présidence. C’est d’abord le résultat d’une «déculturation» européenne. Jamais la France n’a eu aussi peu d’influence dans les institutions européennes, jamais elle ne s’en est aussi peu souciée. Beaucoup s’inquiètent que l’Europe perde la France comme moteur. C’est plus gravement la France qui perd l’Europe comme horizon. L’histoire fausse mais symptomatique qui circule à Bruxelles raconte que lors des sommets franco-allemands, Merkel vient avec sa liste de courses (décisions, nominations à acter) et Hollande sa liste de blagues. Les dirigeants français et leurs partis, prisonniers d’une culture politique nationale aussi étriquée que régressive, ont cessé de considérer l’espace politique européen comme le terrain de reconquête d’une capacité d’action dans un monde en désordre. Ce rétrécissement identitaire est aussi renoncement politique. A l’exception du terrain géopolitique et militaire, Sarkozy et Hollande ont, chacun à leur façon, laissé à Merkel, et dans une moindre mesure à Cameron et Barroso, la gestion de l’Union européenne. Souvent pour le pire. Angela Merkel a usé de la puissance de son économie pour imposer une austérité destructrice au sein de l’Union et un libre-échange brutal en dehors. Et pour cause : plus l’Europe stagne économiquement, plus forte est l’hégémonie allemande et donc la popularité interne de la chancelière. Le président Hollande a jusqu’ici paru se satisfaire de cette terrible répartition des tâches. Il a préféré obtenir directement de la chancelière des flexibilités dans le jeu absurde des contraintes budgétaires plutôt que de construire des alliances, notamment après l’arrivée de Renzi, pour en changer les règles. Disparition du plan de relance 2012, réduction historique du budget européen d’investissement et de solidarité, abandon de l’ambition européenne sur l’efficacité énergétique et les renouvelables, dilution du projet européen dans le traité de libre-échange avec les Etats-Unis, rien n’a encore suscité le sursaut attendu. Ce sera un échec dramatique pour l’Europe si l’arrivée au pouvoir de Syriza ne se traduit que par des aménagements de la dette et du programme de soutien à la Grèce, aussi essentiels soient-ils dans l’immédiat. C’est l’opportunité de réorienter les politiques européennes et d’en finir avec ces jeux pervers de domination-soumission qui déconstruisent chaque jour le projet européen. Les chantiers sont connus, à défaut d’avoir été menés : mutualisation des dettes, fonds d’amortissement pour les dettes publiques issues de la crise financière, harmonisation fiscale, convergence sociale, plan d’investissement - autrement plus ambitieux que le plan Juncker - misant sur la transition énergétique et son potentiel de création d’emplois, l’éducation, la formation, la santé et la recherche… Mais la méthode importe autant que le contenu. Il faut en finir avec la concentration des pouvoirs de décision au niveau du sommet des dirigeants européens. Si la dramaturgie des «sommets de la dernière chance» et les photos de nos dirigeants aux visages concernés et déterminés maintiennent l’illusion de leur pouvoir, cette dérive n’a permis d’apporter ni solutions aux crises ni réponses structurelles au déficit d’intégration économique et politique de l’Union. Au contraire, elle paralyse l’Europe. Les sommets fonctionnant sur le principe d’unanimité, toute décision commune est d’abord celle du pays qui menace de poser son veto. Ainsi le Royaume-Uni sur la fiscalité, les Pays-Bas, le Luxembourg ou l’Irlande sur les paradis fiscaux, la Pologne sur le climat, et dorénavant la Grèce peut-être sur les sanctions contre Poutine. Il est urgent d’en revenir à la méthode communautaire qui, par le jeu des majorités qualifiées au Conseil et au Parlement, rend possible le mouvement et le partage utile de souveraineté. Il reviendra alors au Parlement européen d’être à la hauteur des responsabilités et des compétences que les citoyens et les traités européens lui donnent, donc de se libérer des injonctions des gouvernements comme des logiques foireuses de coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates. Ces transformations sont indispensables pour les Grecs, et pour l’ensemble des Européens, si l’on veut sortir des crises et construire en Europe un espace de civilisation et de solidarité. Nos sociétés sont attirées, faute de perspective européenne, par les sirènes nationalistes. Cette tendance n’est pas l’attribut de la seule extrême droite. En Grèce et en Espagne, en Allemagne et en France, la gauche radicale affiche une complaisance, voire une amitié malsaine avec des régimes de type chaveziste ou poutinien. La coalition menée par Syriza avec le parti ultranationaliste d’extrême droite Anel est aussi un signal politique que les responsables européens, et chacun d’entre nous, auraient tort de sous-estimer. Pour cela aussi, Syriza et l’Europe n’ont pas le droit d’échouer. Alors François Hollande, président roi de France ou dirigeant européen

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 09:52

~~ L'Europe comme remède à l'"apartheid"? Commenter POLITIQUE - Ce jeudi 5 février, François Hollande s'exprime sur les « valeurs républicaines » et doit faire des annonces sur les banlieues, l'éducation et la jeunesse. Le 20 janvier dernier, quelques jours après les attentats, c'était Manuel Valls osait le mot d' « apartheid » pour illustrer la situation d'un grand nombre de territoires de notre pays. Au-delà des termes choisis par le Premier ministre, ce qui est choquant, c'est l'image que continuent d'envoyer aux habitants des quartiers populaires les politiques et les institutions officielles de la République. Ces quartiers se considèrent encore majoritairement aujourd'hui comme les « territoires oubliés de la République », et on ne peut pas tout à fait leur donner tort. Car depuis 30 ans, de politiques de la ville en politiques de la ville et de ministre en ministre (17 en charge de « la ville » depuis Michel Delebarre en 1990), à gauche comme à droite, les politiciens bricolent avec les quartiers pour mettre en scène leur volontarisme et leur capacité à ne pas laisser s'installer des « ghettos » dans notre bonne vieille République censée une et indivisible, sans jamais réellement écouter les premiers concernés, les habitants. L'échec est patent. Le débat se tend en effet en France et nous faisons mine de le découvrir dans des stades lors de l'hymne national ou dans des établissements scolaires, quand des élèves refusent de se proclamer « Charlie ». Mais il y a bien plusieurs vitesses dans notre République, malgré ses belles promesses de liberté, d'égalité et de fraternité. Certains continuent de stigmatiser, diviser, opposer les uns aux autres en faisant généralement une fixation sur l'Islam, comme en témoigne l'augmentation des actes racistes et les scores extrêmement hauts du Front National ou encore les ventes du pamphlet paranoïde d'Eric Zemmour. Si l'on y ajoute les attentats, tous les ingrédients sont réunis pour une nouvelle explosion sociale. Or que fait concrètement l'ensemble de la classe politique pour y remédier ? On se souvient des révoltes sociales de 2005, de celles des années 90, à Vaulz-en-Velin et ailleurs, des films La Haine ou Ma 6-T va crack-er, de la Marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, des violences policières qui les ont toujours accompagnées, etc. Rien n'a foncièrement changé. Les « banlieues » de la République (éthymologiquement « lieux du bannissement ») continuent d'être l'inconscient obscur de notre pays, et ses habitants d'y subir en permanence, quels que soient leur parcours, leur identité, leurs origines, etc., l'injonction à se positionner entre assimilés sans histoire ni racines ou ennemis de l'intérieur. Choix cornélien. Or, la réalité économique et sociale d'un certain nombre de quartiers est toujours dramatique, avec des services publics dégradés, des taux de chômage qui dépassent les 40 % chez les jeunes, de très grandes difficultés d'accès à l'emploi sur fond de discriminations permanentes et l'accélération d'une école de la république à deux vitesses, incapable à elle toute seule de pallier tous les échecs économiques et sociaux de trente ans de gesticulation politique. C'est là le terreau de tous les replis identitaires, de toutes les violences urbaines et de toutes les frustrations sociales, et c'est sur ce terreau qu'il faut agir prioritairement, en France, mais aussi en Europe. Car l'Europe, dont la devise est « unie dans la diversité », est un échelon prioritaire pour résoudre les inégalités territoriales qui ne sont, hélas, pas une spécificité française. A Londres, à Berlin, le désenclavement et la reconstruction de lien social est un enjeu tout aussi fort qu'en Ile-de-France, à Marseille ou ailleurs. Et réduire les écarts de développement entre les régions, favoriser l'emploi dans les zones enclavées et mener des politiques sociales inclusives figurent officiellement parmi les objectifs de l'UE. Un certain nombre de dirigeants européens commencent à comprendre que l'austérité et le chômage comme unique horizon pour des millions de jeunes au sein de l'UE constituent un terrible danger pour notre avenir commun. Après Ma 6-T c'est toute notre Europe qui est en train de craquer. Alors plutôt que d'appuyer sur les peurs, d'accentuer toutes les fractures territoriales, semons des graines d'espoir et saisissons toutes les initiatives, comme celle sur l'Emploi des jeunes présentée ces jours-ci par la Commission européenne dans l'indifférence hexagonale habituelle. Il faut porter un projet global et durable offrant une vision positive de l'avenir, un imaginaire désirable, plutôt que de se contenter tout le temps de plans comptables. Ce sont nos quartiers populaires et leurs habitants qui ont le plus à gagner d'une transformation écologique de la société : rénovation thermique des bâtiments, développement des transports en commun, énergie propre, commerces de proximité, accès à une alimentation saine pour tous, etc. Nous avons entre les mains un formidable outil potentiel vecteur d'insertion sociale pour toutes les personnes en situation de précarité, et l'Europe est l'échelon pertinent avec les moyens et la force de frappe économique pour mener à bien cet immense chantier. L'Europe comme remède à l'« apartheid » ? Encore faut-il que la classe politique française assume pleinement cela, et y associe les premiers concernés, plutôt que de continuer à bricoler avec les quartiers pour faire de la com' et tester ses velléités d'autorité.

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