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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 08:44

Sur le terrain » Nucléaire: la France, ce pays qui construit des centrales pour maintenir à flot une industrie exsangue 13 jan 2015 Communiqués, Medias Dans une interview au magazine Usine Nouvelle, Ségolène ROYAL a assuré qu’il fallait programmer une nouvelle génération de réacteurs nucléaires. Réaction de Michèle RIVASI, eurodéputée EELV spécialiste des questions nucléaires: « On se demande quelle mouche a piqué Ségolène Royal: alors que l’industrie nucléaire française vit une véritable crise économique, à l’instar d’Areva, elle souhaite la maintenir sous perfusion grâce à de nouvelles commandes de l’État. En temps de crise, chaque euro compte et l’argent public ne doit pas servir à soutenir des entreprises sur le déclin, ça n’est pas ainsi que l’on crée de l’innovation et des emplois durables. On le voit en Angleterre, des aides d’État considérables ont dû être octroyées pour lancer le projet de construction de deux réacteurs EPR à Hinkley Point: les marchés financiers ne souhaitaient pas s’engager dans un investissement pareil, en raison d’un risque de rentabilité. Aujourd’hui, il est plus que jamais temps de s’intéresser au démantèlement des installations existantes avant de se lancer dans un quelconque autre chantier: nous devons connaître les véritables coûts du démantèlement, dont les estimations fluctuent énormément d’un pays à l’autre. Et si la Ministre souhaite vraiment développer les renouvelables, il faut justement rééquilibrer le mix électrique en leur faveur: les énergies renouvelables ne représentaient que 16,1% de la consommation d’électricité brute en 2012, c’est là qu’il faut consacrer l’essentiel des investissements de production. Il y a un contre-sens évident, ça ne me semble pas logique ». Et Michèle RIVASI de conclure: « Cette prise de position de Mme Royal laisse augurer une remise en cause de l’EPR et le lancement d’un nouveau type de centrales low cost. En effet, l’EPR de Flamanville devait être opérationnel en 2012, et il devrait avoir finalement 6 ans de retard dans sa construction. À chaque report la facture flambe, la sécurité énergétique s’amenuise et les vieux réacteurs nous exposent à des risques de défaillance générique, menaçant la France d’un potentiel black-out ou d’un accident nucléaire ».

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Published by Serge Borvon Europe Ecologie les Verts
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