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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 16:28

En Bretagne, des déchets radioactifs en plein air ont été dispersés dans l’indifférence

Franck Baudouin (Pontivy Journal)

mardi 22 octobre 2013

Entre 1956 et 1984, vingt-deux mines d’uranium ont été exploitées entre Guern et Le Faouët, dans le Morbihan. Les déchets ont été déposés sans grande attention de la Cogema ou des autorités, et les remblais radioactifs ont été dispersés. Mais la radioactivité est toujours là...


Photo : Ici, dans un chemin de randonnée près de Ty-Gallen, le scintillomètre de Patrick Boulé affiche 1 075 chocs par seconde... au lieu de 150.

Patrick Boulé, président de l’association Rozglas, sort du coffre de sa voiture un scintillomètre. Un compteur à scintillation, cousin du fameux compteur Geiger-Müller. Nous sommes dans la cour d’une ancienne ferme aujourd’hui inhabitée à quelques centaines de mètres de l’ancienne mine d’uranium de Ty-Gallen, entre Persquen et Bubry.

« C’est là », dit Patrick Boulé en montrant un tas de sable. Il y a encore un an, ce tas de sable devait avoisiner les 15 m3. Aujourd’hui, il en reste à peine un quart. « Presque tout a été volé. » Patrick Boulé met en marche le scintillomètre au-dessus de ce qui reste du tas de sable. L’appareil crépite et marque 1 337 chocs par seconde. « La normale, c’est 150 chocs par seconde. Mieux vaut ne pas s’attarder ici… » Quand bien même, ici tout est contaminé. Et le scintillomètre va aller de surprise en surprise.

A quelques dizaines de mètres du tas de sable, dans un bois, le compteur indique 2 200 chocs par seconde. Et ce n’est pas fini : près de l’ancien potager, au pied d’une source qui alimente le Blavet, c’est le record absolu : 8 000 chocs par seconde. Le compteur s’affole. Patrick Boulé, lui, ne s’éternise pas et s’éloigne illico.

Galeries comblées en 1993

Cette contamination aux particules radioactives trouve son origine de l’autre côté de la butte, à Ty-Gallen. Là, entre 1976 et 1981, une mine d’uranium a été exploitée par la société Simura (Société industrielle des minerais d’uranium). Des galeries ont été creusée sur trois niveaux, compris entre 15 et 50 mètres sous la surface du sol. 18 700 tonnes de minerais ont été extraits de la mine de Ty-Gallen, qui ont fourni 48,7 tonnes d’uranium métal.

Pour vider l’eau des galeries souterraines, des pompes ont été installées. Mais l’eau ainsi récupérée n’a jamais été stockée et encore moins traitée : elle a été tout simplement rejetée dans la nature, de l’autre côté de butte. Direction, la ferme au tas de sable…

La concession de Ty-Gallen a appartenu à la Simura jusqu’en 1991, puis elle est passée en 2001 dans le giron de la Cogema (Compagnie générale des matières nucléaires), devenue depuis Areva. En 1993, la Cogema a comblé les galeries souterraines. Aujourd’hui, à part un panneau de type tourisme industriel (seules quatre anciens sites sont équipés de ces panneaux), absolument rien ne prévient les promeneurs et les cueilleurs de champignons du danger qu’ils courent. Quant aux riverains…

Une aire de boules radioactive

Le tas de sable provient directement de la mine de Ty-Gallen. Pendant des années, les propriétaires de la ferme ont joué aux boules dessus. « On a découvert que ce sable était radioactif. Le propriétaire en a parlé à une personne d’Areva et ce dernier lui a dit d’en faire un tas et qu’Areva l’enlèverait lorsqu’ils décontamineront le sol. » Areva n’est pas repassé et le sable s’est envolé. « On a même volé la pancarte que j’avais installée pour prévenir du danger !, raconte Patrick Boulé. Plus sérieusement, cela signifie qu’il y a du sable radioactif dans la nature et que des gens s’en servent sans savoir que c’est dangereux pour leur santé. »

Dans les chemins, les cours…

Cette histoire de sable radioactif est l’arbre qui cache la forêt. Si les mines ont été fermées et rebouchées plusieurs années après, si les terrains sont aujourd’hui régulièrement débroussaillés afin de permettre aux techniciens d’Areva d’effectuer des mesures de radioactivité, le danger ne se cantonne pas aux 22 anciens sites miniers.

Pendant des années, les remblais issus de ces mines ont été dispersés ici et là. « On s’est servi de toute cette caillasse sous des routes, pour renforcer des chemins, on en a aussi mis dans des cours de ferme du secteur, comme à Lignol, à Guern ou encore à Bubry… On en retrouve dans des chemins de randonnée… Les exploitants des mines en distribuaient à qui voulait… »

D’où la campagne, en septembre 2010, du recensement de ces remblais effectué par hélicoptère. Areva aurait comptabilisé 87 zones, réparties sur douze communes, contaminées par ces anciens remblais. « Areva doit décontaminer. Mais, elle minimise les facteurs de contamination pour ne pas intervenir sur ces zones », accuse le président de Rozglas. Il y a pourtant urgence… Le scintillomètre de Patrick Boulé n’arrête pas de crépiter.

22 mines exploitées entre 1956 et 1984


Cette carte montre les sites des anciennes mines d’uranium -

L’exploitation des mines d’uranium dans le pays du Roi Morvan remonte à 1952. Le gouvernement Pinay adopte alors un plan quinquennal de développement de l’énergie atomique, avec la participation de l’industrie privée. Résultat : certaines parties du territoire français sont retirées du monopole de Commissariat à l’énergie atomique (CEA). La Bretagne en fait partie. Des prospecteurs privés se lancent dans la recherche et l’exploitation de l’uranium.

Les premiers travaux de prospection débutent en Bretagne en 1954 : Joseph Monpas, originaire de Lignol, découvre le premier gisement de la région, à Kersegalec. 
Entre 1954 et 1962, les principaux gisements découverts en Bretagne aboutissent à l’exploitation de 22 sites miniers (vingt dans le Morbihan et deux dans le Finistère). De 1956 à 1984, les gisements bretons ont produit 1 108 tonnes d’uranium métal, à partir de 275 974 tonnes de minerai d’une teneur moyenne de 4,01 kg d’uranium par tonne.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 10:50

La Bretagne est durement frappée par les suppressions d’emplois qui se succèdent et je voudrais commencer par dire ici, très solennellement, au nom du groupe EELV, notre solidarité avec les familles de celles et ceux qui sont touchés de plein fouet par les décisions brutales de licenciements à GAD bien sûr, mais aussi à Alcatel.

Il est temps d’engager ensemble un nouvel avenir pour le modèle économique breton. Pour y parvenir, il faut commencer par cesser la démagogie de ceux qui accompagnent depuis toujours la course à la mondialisation. Ceux là mêmes qui aujourd’hui voudraient se faire passer pour les défenseurs de l’emploi en Bretagne militaient hier pour la dérégulation du marché du travail tout en profitant à plein régime, par centaines de millions d’euros des aides publiques de la PAC. Voilà ce qu’il faut rappeler aux salariés comme aux agriculteurs, ces jours-ci.

On entend dire que l’éco- taxe tuerait des emplois alors même qu’elle n’est pas mise en place. On assiste à une instrumentalisation des inquiétudes des bretons pour mieux masquer les erreurs des grands patrons de l’agro-alimentaire ! Il faut dire la vérité : ceux qui refusent d’engager la transition de l’économie bretonne maintenant organisent les défaites de demain.

 

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’intervention de Guy Hascoët, au nom d’EELV, en ouverture de la session du Conseil régional de Bretagne des 17 et 18 octobre 2013.

La Bretagne est durement frappée par les suppressions d’emplois qui se succèdent et je voudrais commencer par dire ici, très solennellement, au nom du groupe EELV, notre solidarité avec les famillesde celles et ceux qui sont touchés de plein fouet par les décisions brutales de licenciements à GAD bien sûr, mais aussi à Alcatel.

Au delà des drames humains, il est nécessaire d’analyser les raisons profondes qui expliquent la situation dans laquelle s’enfonce l’agro-alimentaire breton.

Il y a d’abord l’héritage d’aides européennes qui ont entretenu l’illusion que l’internationalisation des entreprises bretonnes serait durablement un Eldorado. La déroute du groupe Doux a démontré le contraire avec violence.

Il y a aussi les lourdes conséquences de la directive Bolkestein, adoptée en 2005, qui a organisé la dérégulation du marché du travail en Europe, aboutissant à ce que, par l’embauche à bas prix de salariés fragiles venus des confins de l’Union européenne, la géographie des abattages se soit déplacée vers le centre de l’Europe, entraînant aussi bien la fermeture de tous les unités danoises, que l’exportation de 700 000 cochons bretons par an vers les abattoirs Allemands.

Et puis, il y a, depuis des années, les investissements faits, et soutenus par toutes les collectivités locales bretonnes, qui ont augmenté la capacité globale d’abattage en Bretagne jusqu’à créer une situation de surcapacité.

Tous ces facteurs ont entraîné une perte de compétitivité de plus de 10 % et dans la grande compétition économique qui est malheureusement la règle, ceux qui comme GAD n’ont pas su s’adapter assez vite, paient les pots cassés de façon dramatique.

Il est temps d’engager ensemble l’avenir du modèle économique breton. Pour y parvenir, il faut commencer par cesser la démagogie de ceux qui accompagnent depuis toujours la course à la mondialisation. Ceux là mêmes qui aujourd’hui voudraient se faire passer pour les défenseurs de l’emploi en Bretagne alors qu’ils cherchent simplement à faire porter à d’autres, la responsabilité de leurs échecs. Ceux qui, en tant que libéraux, militaient pour la dérégulation du marché du travail… tout en profitant à plein régime, par centaines de millions d’euros des aides publiques de la PAC. Voilà ce qu’il faut rappeler aux salariés comme aux agriculteurs, ces jours-ci.

On entend dire que l’éco- taxe tuerait des emplois alors même qu’elle n’est pas mise en place. On assiste à une instrumentalisation des inquiétudes des bretons pour mieux masquer ses propres erreurs ! Il faut arrêter de prendre les bretons pour des cons. Il faut dire la vérité : ceux qui refusent d’engager la transition de l’économie bretonne maintenant organisent les défaites de demain.

Puisque dans cet hémicycle certains demandent une période transitoire de deux à trois ans pendant laquelle l’éo-taxe ne s’appliquerait pas. Je leur dis chiche, mais à la condition, et seulement à la condition, que ce temps soit utilisé pour ouvrir des discussions de fonds qui devront conduire à une mutation profonde de l’économie agricole bretonne vers des solutions d’avenir privilégiant l’ancrage territorial et la qualité.

L’heure des choix est venue et il est un secteur qui exprime parfaitement l’importance de savoir anticiper les mutations, nous aurons à en débattre demain, c’est celui de l’énergie.

Il y a deux ans, la décision de madame Merkel de sortir l’Allemagne du nucléaire, confirmant le choix du gouvernement Rose-vert, Schröder-Fischer, avait entraîné des commentaires désobligeants : ces allemands sont fous, ils seront obligés d’importer notre électricité. Aujourd’hui les mêmes commentateurs zélés, crient au scandale de la transition énergétique allemande qui inonde l’Europe de KWh d’origine solaire ou éolien.

L’association des industriels de l’énergie explique aussi ces jours-ci que la surproduction d’électricité renouvelable les contraindra à mettre sous cocon de nombreuses centrales à gaz, faute de rentabilité.

Alors, puisqu’il n’est pas encore trop tard, arrêtons maintenant le projet de centrale à Landivisiau qui nécessiterait de prélever HUIT cent millions d’euros sur les factures acquittées par les usagers bretons, soit vingt ans d’équivalent d’écotaxe appliquée à la Bretagne et investissons massivement dans les énergies renouvelables fortement créatrices d’empois.

Si l’avenir de la Bretagne, est tourné vers la mer, alors en cohérence défendons et protégeons notre littoral comme la qualité de ses eaux, appliquons les principes du schéma de GIZC. Ainsi, il n’est pas possible de laisser détruire la baie de Lannion pour du sable coquillier dont l’extraction devrait créer 10 emplois lorsqu’elle détruira dans le même temps tous ceux liés aux activités de pêche et de tourisme et de commerce de proximité, évalués à 150 environ.

Être écologiste, c’est utiliser au mieux les ressources, les répartir justement, les investir utilement. C’est faire l’examen systématique des dépenses pour s’assurer de leur utilité sociale et environnementale. C’est soutenir une économie plurielle, diversifié et dynamique pour anticiper les mutations. Ce sont ces principes que nous souhaiterions voir ériger en choix politiques à présent. Impulser de nouvelles perspectives pour les bretons et les bretonnes, c’est le seul moyen de protéger la Bretagne des populismes et de l’extrême droite. Et nous mettons en garde, ceux qui si prompts à dénoncer les dérives extrémistes nationalement, remplacent trop facilement le mot français, par le mot breton, sans se rendre compte que cela fait appel aux mêmes ressors dangereux.

Nous souhaitons monsieur le Président… suite aux annonces autour d’un plan d’avenir faites hier, que vous preniez l’initiative d’un grand débat, ici.

Il n’est pas possible de laisser à croire que la Bretagne de 2010 est comparable à celle des années 1950. Si la Bretagne formule auprès de l’Etat, des demandes de soutiens exceptionnels, cela ne peut plus vouloir dire, subventionner à perte des secteurs économiques artificiels, mais obtenir que la Bretagne soit choisie pour accélérer la marche vers l’avenir et que prioritairement, elle soit le terrain d’une agriculture tournée vers la qualité, où la combinaison de la glaz économie, des énergies marines, de la requalification du parc bâti, du haut débit et des réseaux intelligents (smart et supergrids), serve de laboratoire grandeur nature, utile à tout le pays.

C’est autour de cette perspective qu’il nous faut nous fédérer pour affronter les temps difficiles qui s’annoncent. Vous avez le pouvoir d’initiative. Nous attendons une démarche de vérité et de cohérence.

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 16:29

Projet de centrale : GASPARE demande officiellement un moratoire au ministère de l’énergie

Le Collectif Gaspare a été reçu vendredi 8 mars au ministère de l’écologie, avant que le Débat national sur la transition énergétique ne soit décliné en régions.

A cette occasion, le ministère a reconnu que, dans le contexte économique actuel, les CCCG - Centrales à cycle combiné gaz - ne sont pas rentables. Pour preuve, les projets en cours au niveau national sont tous suspendus ou « mis sous cocon ». Seul le projet breton est maintenu, car il sera économiquement profitable pour l’opérateur qui bénéficiera d’une prime fixe annuelle d’État de 40 M€. De ce fait, l’arrêté ministériel a été signé le 10 janvier, essentiellement pour des raisons juridiques, et non techniques, d’après le ministère.

Par ailleurs, Gaspare a été informé que le Préfet de Région a demandé à RTE - Réseau de transport d’électricité - d’étudier le Scénario électrique alternatif breton du Collectif pour y répondre lors de la Conférence bretonne de l’énergie du 22 mars à laquelle Gaspare n’est, à ce jour, pas invité. Le Collectif a signalé au ministère qu’il avait sollicité un rendez-vous de travail sur ce Scénario auprès des services de l’État et de la région, et qu’il était toujours en attente de réponse.

A l’issue de cette réunion d’échanges, Gaspare a officiellement demandé un moratoire sur le projet CCCG, le temps que le Débat national arrive à ses conclusions et que la prochaine PPI - Programmation pluriannuelle des investissements de production électrique - soit élaborée en 2014 à l’issue du Débat et de la Loi qui en découlera.

Le Collectif a été entendu dans ses demandes et attend les réponses du ministère en espérant qu’il ait été écouté

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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 09:34

Chaine humaine pour l’arrêt du nucléaire civil et militaire à Paris

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9 mars 2013 : toutes et tous à Paris pour l’arrêt du nucléaire !

Dangereux, coûteux, le nucléaire nous soumet tou-te-s à des pollutions et une menace inacceptables. Les mines d’uranium polluent les sols et les eaux et il n’existe aucune solution pour la gestion des déchets radioactifs. Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima : nulle autre technologie n’a créé en si peu de temps des catastrophes si « durables ». Avec le deuxième plus gros parc nucléaire au monde, la France cumule les probabilités d’accident. Refusons que la centrale de Nogent-sur-Seine, à 95 km de Paris, devienne le Fukushima français !

Le nucléaire n’est pas une fatalité. De nombreux pays ont décidé d’en sortir, créant ainsi des centaines de milliers d’emplois. Nous n’avons pas besoin de prolonger la vie de nos centrales vieillissantes, ni d’en construire de nouvelles ! Une révolution énergétique serait une formidable opportunité pour l’emploi, la santé et la démocratie.
Ensemble nous pouvons agir et c’est le moment de le faire !

Le 11 mars 2012, un an après la catastrophe de Fukushima, 60 000 personnes ont formé une immense chaîne humaine de Lyon à Avignon pour réclamer la sortie du
nucléaire. Seule réponse de l’État : la fermeture de la centrale de Fessenheim, qui reste encore incertaine. Nous devons continuer sur notre lancée et obtenir une décision de sortie du nucléaire !

Le 9 mars 2013, endez-vous à Paris pour mettre la pression sur les décideus politiques et économiques. Mobilisons-nous pour reprendre en main notre avenir !
En solidarité avec les victimes de Fukushima pour réclamer la sortie du nucléaire, formons une grande chaîne humaine qui traversera Paris et encerclera les lieux où se prennent les décisions sur le nucléaire !

Français, européens, japonais… : tous et toutes sont invité-e-s à participer à cet événement non-violent et convivial. Pour que cette chaîne humaine soit un succès, chacun-e est convié-e à en parler autour de lui à venir avec sa famille et ses ami-e-s !

> Rejoignez le rassemblement EELV à Paris : 13h30 GARE DE LYON (savoir plus)

> Retrouvez toutes les informations sur la chaîne humaine sur : www.chainehumaine.org

> Retrouvez les départs groupés prévus depuis certaines villes de France

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Disparition de Stéphane Hessel : réaction du Secretaire national d’Europe Écologie Les Verts


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Perspectives de développement pour le Mali : Intervention de Christophe Cavard pour le groupe de députés écologistes


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du 16 mars au 22 juin
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Politique commune de la pêche : la France ne doit pas rester à quai


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Commission du dialogue NDDL


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Philippe Meirieu : « Éducation artistique: l’échec n’est pas permis »


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Les Jeunes Écologistes lancent leur Révolution énergétique


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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 09:28

Sortir du nucléaire, engager la transition énergétique

 

Alors que débute le débat public sur le projet Cigéo (stockage profond de déchets radioactifs en Meuse/Haute-Marne), que des convois de déchets hautement radioactifs circulent régulièrement sur les voies de l’Hexagone, l’actualité rappelle une fois de plus à quel point cette technologie est mal maîtrisée.

 

Aux Etats-Unis, des fuites ont été détectées sur au moins 6 citernes de stockage souterraines contenant des déchets liquides radioactifs dans l’Etat de Washington. Le secrétaire d’Etat américain à l’Energie, Steven Chu, a lui-même déclaré que cette nouvelle était inquiétante pour tous les habitants de l’Etat !
Et notre formidable référence industrielle française en matière de nucléaire, Areva pour ne pas la citer, est associée à la gestion de ce site américain depuis 2008…

 

A quelques jours du sinistre anniversaire de l’accident de Fukushima, nous devons redire haut et fort notre volonté de sortir du nucléaire à chaque fois que cela est possible : dans tous les débats publics où les citoyens sont appelés à se prononcer sur des projets liés à cette technologie, lors de la chaîne humaine du 9 mars, et bien évidemment au cours des débats organisés tant au niveau national que régional sur la transition énergétique.

 

Si le gouvernement Ayrault a jusqu’à présent adopté une ligne peu claire quant à la politique du nucléaire civil en France, c’est le moins que l’on puisse dire, nous, parti EELV, nous devons réaffirmer notre volonté de sortie progressive et programmée du nucléaire, ce qui implique nécessairement une politique volontariste de ce gouvernement-là.

 

Expliquons sans relâche qu’en développant les énergies renouvelables nous créons aussi des emplois locaux, qu’en investissant dans la recherche nous nous donnons aussi la chance de développer une industrie d’avenir, qu’en rénovant les bâtiments nous faisons aussi baisser les charges des personnes qui vivent aujourd’hui dans de véritables passoires énergétiques, qu’en maîtrisant nos consommations nous luttons aussi contre le réchauffement climatique…

 

Pour répondre à l’urgence écologique, profitons de ce débat sur la transition énergétique pour expliquer notre plan de sortie du nucléaire en vingt ans, faire valoir nos propositions, sans dogmatisme : occupons le terrain, pour convaincre la société.

 

Oui, le nucléaire est dangereux, cher et inutile. Et il est utile de le rappeler, encore et encore.



Nathalie Laville
membre du Bureau Exécutif, chargée des campagnes-actions et communication

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 09:22

NDDL : les journalistes de France Bleu Loire Océan disent non !

22 février 2013
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Communiqué de presse dles journalistes titulaires de France Bleu Loire Océan

 

Nouvel aéroport : lettre ouverte des journalistes de France Bleu Loire Océan à leur PDG

Les porteurs du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes viennent de lancer une campagne de communication sur des médias de Bretagne et des Pays-de-laLoire, parmi lesquels France Bleu Loire Océan. Les journalistes de ce dernier média demandent le retrait de la campagne.

Les collectivités du Syndicat Mixte Aéroportuaire, partenaires de la réalisation du futur Aéroport du Grand Ouest, financent du 18 au 28 février 2013 une campagne de communication. Un slogan : l’aéroport du Grand Ouest « un vrai + pour nous tous ».

Cette campagne de 300 000 euros doit toucher les habitants des Pays de La Loire et Bretagne. Le plan médias se décline dans les espaces publicitaires des gares de Nantes, Angers, Rennes, des centres commerciaux de Nantes (Atlantis et Beaulieu) et Rennes (Colombia) ainsi que dans la presse quotidienne régionale (Ouest-France, Presse Océan et Courrier de l’Ouest20 minutes Nantes et Rennes) et la presse hebdomadaire régionale (L’Hebdo de Sèvre et MaineLe courrier du Pays de RetzL’Echo de la Presqu’île etL’Eclaireur). Des spots radio sont également diffusés sur les antennes de FBLO, Chérie FM, NRJ, RTL2, Hit West et Virgin radio 85.

Dans une lettre ouverte, les journalistes de France Bleu Loire Océan dénoncent cette campagne.

 

Lettre ouverte des journalistes de France Bleu Loire Océan à notre PDG, Monsieur Jean-Luc HEES

Nous, journalistes de France Bleu Loire Océan demandons solennellement à la direction de Radio France d’empêcher la diffusion sur notre antenne d’un spot publicitaire acheté par le Syndicat Mixte Aéroportuaire, et qui vante les mérites du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Nous estimons qu’il porte atteinte à notre travail et à notre crédibilité. Nous craignons d’en subir les conséquences sur le terrain.

Sur ce sujet polémique, nous ne cessons de faire vivre le débat entre les pro et les anti-aéroport sur notre antenne, nous ne cessons de respecter une stricte neutralité, en lien avec les valeurs du service public de l’audiovisuel, nous ne cessons de résister aux pressions exercées sur nous de part et d’autre en toute indépendance.

Nous ne comprenons donc pas comment, dans ces conditions, la direction de Radio France peut cautionner la diffusion de cette campagne promotionnelle, sauf à considérer qu’elle vaut plus que notre travail.

Signé par les journalistes titulaires de France Bleu Loire Océan

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:31

La Commission européenne s'invite dans le dossier de Notre-Dame-des-Landes (Le Monde)

22/02/13 - Saisi de possibles infractions à des directives de protection de la nature, Bruxelles demande à la France des explications sur le projet d'aéroport

La Commission européenne s'invite dans le dossier du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Bruxelles a demandé au gouvernement français des explications sur de possibles infractions au droit communautaire.

Pour les opposants au futur aéroport de la région nantaise, censé accueillir, à partir de 2017, les avions qui, aujourd'hui, décollent de Nantes-Atlantique, cette procédure d'information européenne sonne déjà comme une victoire. Reçue par la direction générale de l'environnement de la Commission européenne, mardi 19 février, avec une délégation d'opposants (le Collectif d'élus doutant de la pertinence de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, l'Acipa et des représentants d'associations de protection de l'environnement), la députée européenne d'Europe Ecologie-Les Verts Sandrine Bélier assure que Bruxelles, " partageant notre analyse d'une potentielle violation du droit communautaire, a annoncé avoir lancé une procédure précontentieuse dite "EU Pilot" ". Les adversaires du projet d'aéroport avaient saisi la commission des pétitions du Parlement européen fin 2012. Ils estiment qu'à l'issue de la procédure enclenchée par la Commission européenne, le dossier de Notre-Dame-des-Landes pourrait être examiné par le Parlement européen.

Parmi les règles que ne respecterait pas l'Etat dans ce dossier, Mme Bélier, membre des commissions des pétitions et de l'environnement du Parlement européen, cite les directives sur les oiseaux, sur l'habitat, sur l'eau et la directive sur l'évaluation des incidences sur l'environnement.

" Projet contraire au droit "

Bruxelles confirme avoir demandé des informations au gouvernement français, notamment sur le respect de la réglementation européenne, mais dément avoir ouvert une procédure de contentieux.

" Ce n'est pas une procédure d'infraction, nous en sommes à un stade plutôt informel, normal, quand il y a une plainte ou une pétition, explique Joe Hennon, porte-parole du commissaire à l'environnement. Si nous ne sommes pas satisfaits des réponses du gouvernement français, soit nous poserons des questions supplémentaires, soit nous irons vers un constat d'infraction. "

On n'en est pas là et le gouvernement français a jusqu'à la mi-avril pour répondre. Mais, précise-t-on à Matignon, où le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, est un ardent défenseur du futur aéroport du Grand-Ouest, " il s'agit d'une procédure ultra-classique dès lors qu'il y a une opposition relayée par le Parlement européen ".

Néanmoins, reconnaît-on dans l'entourage du premier ministre, " la France a un contentieux assez lourd avec Bruxelles sur les questions environnementales avec les dossiers du grand hamster d'Alsace, de la chasse aux ortolans ou de la qualité de l'air et de l'eau ". Autant de raisons qui poussent Matignon à soigner la réponse qu'elle apportera à la Commission européenne. Cette procédure européenne intervient alors que, sur le terrain, la commission du dialogue continue ses auditions. Mise en place par le gouvernement au lendemain d'une manifestation massive d'opposants, le 17 novembre 2012, et présidée par Claude Chéreau, elle doit rendre ses conclusions fin mars. Le comité d'experts scientifiques et celui chargé des questions agricoles poursuivent aussi leurs investigations.

Pour Sandrine Bélier, " il est encore temps de se ranger au bon sens juridique, économique et environnemental, qui appelle à abroger un projet pharaonique, dispendieux et contraire au droit ".

Rémi Barroux

 

Nantes - Notre-Dame-des-Landes. Bruxelles se saisit du dossier (Ouest France)

Aménagement du territoire mercredi 20 février 2013

La Commission européenne demande à la France de s’expliquer sur le dossier controversé de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.

« La commission a lancé une procédure précontentieuse et saisi l’État français début janvier », affirme la députée écologiste européenne Sandrine Bélier. « La France a jusqu’à la mi-avril pour s’expliquer sur les infractions supposées au droit européen ».

Au moins quatre infractions au droit européen

Des infractions, il y en aurait au moins quatre, note l’eurodéputée.

Ainsi au niveau de la procédure d’évaluation environnementale, il n’a pas été proposé de solution alternative. Par ailleurs, le dossier ne comporte pas d’évaluation indépendante, l’Etat étant ici juge et partie.

Une deuxième infraction, si elle est avérée, porterait sur la présentation morcelée du projet (aéroport, route, loi sur l’eau, etc.), qui empêche de prendre la pleine mesure des enjeux.

Deux autres infractions supposées visent le non-respect de la directive 4 sur l’eau, et le non-respect de la directive habitat et espèces protégées. Les réseaux naturalistes ont répertorié 28 espèces protégées par l’Europe.

« Rien ne préjuge de la suite »

Du côté des porteurs du projet, en particulier le syndicat aéroportuaire qui regroupe les collectivités concernées, on relativise la portée de l’initiative européenne : « On est encore au stade précédant le lancement de la procédure d’infraction, rien ne préjuge de la suite… »

Il faut savoir que les anti-aéroport mènent une autre action, cette fois au niveau du Parlement européen. D’où l’optimiste affichée par la députée Europe Écologie les Verts : « L’Europe va peut-être offrir une belle porte de sortie au gouvernement, que l’on peut penser soucieux de respecter le droit européen, et lui permettre d’assumer le renoncement au projet. Il pourra dire : c’est la faute à l’Europe. »

 

Notre-Dame-des-Landes. A plan com', plan com' et demi (Télégramme)

19 février 2013 à 20h01

Lundi, le syndicat mixte de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes lançait une campagne de communication pour le projet. Réaction immédiate : mardi, elle était détournée par les opposants.

La bataille de la communication se poursuit entre partisans et opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Réunissant les collectivités impliquées dans la réalisation de la future plate-forme, le Syndicat mixte aéroportuaire engage, du 18 au 28 février, une campagne de communicationà destination du grand public avec pour slogan « Aéroport du grand Ouest, + d’emplois, + de visiteurs, + de voyages. Un vrai + pour nous tous ».
 
Le budget du plan médias de cette campagne s’élève à 300.000 €, avec de l’affichage urbain, des espaces publicitaires dans la presse écrite régionale et des spots radio.

(Actualisation mardi 19)

Réponse quasi-immédiate, ce mardi, des opposants au projet :

Bref, le débat est loin d'être clos.

 

Nantes. Un plan com’ pour le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Télégramme)

18 février 2013 à 11h20

La bataille de la communication se poursuit entre partisans et opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Réunissant les collectivités impliquées dans la réalisation de la future plate-forme, le Syndicat mixte aéroportuaire engage, du 18 au 28 février, unecampagne de communication à destination du grand public avec pour slogan « Aéroport du grand Ouest, + d’emplois, + de visiteurs, + de voyages. Un vrai + pour nous tous ».
 
Le budget du plan médias de cette campagne s’élève à 300.000 €, avec de l’affichage urbain, des espaces publicitaires dans la presse écrite régionale et des spots radio.

5 réactions

  • NozVat 
    Honteux
    Une honte de vois à quoi servent nos impôts! Pour imposer aussi les idées apparemment!
    Cet aeroport divise le peuple au-delà de la Bretagne. Quand il y a une telle réaction pour un projet, la moindre des choses est d'en prendre compte et pas en dépensant plus! Car ceux qui réagissent ne veulent pas etre imposés encore plus pour ce projet, encore moins pour de la pub!
    A l'heure où l'actualité discute des aides de la CAF, c'est vraiment mal venu, car il y a de l'argent pour la pub-propagande à défaut d'en avoir pour ceux qui en ont besoin...
    Ajouté le 18 février 2013 à 16h34 - 
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  • bidule 
    Com=propagande
    Ici, on peut vraiment parler de propagande car il s'agit d'un message sur un projet contesté dont l'utilité n'est pas prouvé... Rien ne prouve qu'il y aura plus de visiteurs, ni plus de voyages, ni plus d'emplois que sur l'aéroport actuel. Pure propagande donc !
    Ajouté le 18 février 2013 à 14h06 - 
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  • keralic22 
    Quand on nous prend pour des demeurés
    Cela me rappelle toujours les illuminations de Noël.
    En les regardant, tout attendri, je me dis :"là, au moins, je sais ou passe mes impôts".
    Mais là, en utilisant l' argent si rare aujourd' hui du contribuable, le procédé est à la limite de porter plainte
    Ajouté le 18 février 2013 à 13h56 - 
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  • Opinion7 
    Communication VS Propagande
    C'est effectivement assez troublant ce type d'action et surtout qui finance quoi?

    Ne serait-ce pas la compétition ouverte à celui qui va faire plus de bruit voir de tapage pour imposer ses idées?
    Ajouté le 18 février 2013 à 13h21 - 
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  • Patrice22 
    Nous convaincre avec nos impôts ?
    C'est assez troublant car il ne s'agit pas de promouvoir la vente d'un produit, mais de promouvoir une idée dans le cadre d'un débat de société.

    A la limite, ça devrait être considéré comme un affichage de propagande politique … et sur deniers publics…
    Ajouté le 18 février 2013 à 12h29 - 
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Notre-Dame-des-Landes : une pub pour l'aéroport fait polémique (Le Parisien)

Publié le 19.02.2013, 20h28 | Mise à jour : 21h57

 

Des élus écologistes ont détourné la campagne de pub lancée par les porteurs du projet d'aéroport à notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ce lundi. | EELV

 

Les collectivités soutenant la construction de l'aéroport du Grand-Ouest par Vinci à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) d'ici 2017 veulent redorer leur blason. Pour reprendre le dessus, en matière de communication, sur les militants anti-aéroport qui manifestent depuis des mois, elles ont déployé ce lundi une campagne de publicité qui vante les mérites de son projet.

«L'aéroport du Grand Ouest : un vrai + pour nous tous, + d'emplois, + de visiteurs, + de voyages», peut-on lire sur un ciel bleu traversé par un avion.

Une campagne à 300 000 euros

Il n'en fallait pas... plus pour susciter l'ire des détracteurs du projet. Au lendemain des premières affiches collées, les élus nantais d'Europe-Ecologie-Les Verts ont dénoncé «un publicité financée par les contribuables» des collectivités partenaires du projet, à savoir les Pays de la Loire et la Bretagne. Ils évaluent le coût à «300 000 euros», une somme qui, selon eux, part «en fumée pour promouvoir une infrastructure dont la population voit de moins en moins l’utilité».


La campagne pour le projet d'aéroport. Crédit : Syndicat mixte aéroportuaire

Parodie sur Twitter

Les écologistes adeptes de Twitter n'ont pas tardé à faire circuler des parodies de cette campagne de publicité, visant à discrédité le projet. «300 000 euros dépensés en communication avec nos impôts : un vrai - pour tous», peut-on sur une image postée par Eric Fallourd, le responsable de la communication du groupe écologiste à l'Assemblée nationale.

D'autres internautes se sont amusés à tourner la campagne en ridicule en faisant remarquer que des affiches avaient été accrochées au dessus de bennes à ordures, présentées comme l'«emplacement idéal» pour la communication du projet d'aéroport.


Source : Instagram

VIDEO. Les élus écologistes contre le projet d'aéroport

LeParisien.fr

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 11:29
Lettre d'information EELV

 

COMMUNIQUÉ

22 février 2013

 

Rénovation thermique : une ambition majeure, sans droit à l’échec

Le plan de rénovation thermique annoncé hier par Delphine BATHO, Ministre de l’Écologie, et Cécile DUFLOT, Ministre du Logement, est essentiel à la réalisation des engagements de la majorité. Liant les exigences de justice sociale, de développement de l’emploi et de redressement économique de notre pays, il constituera également un chapitre fondamental de la transition énergétique.

Le financement des mesures annoncées devra être à la hauteur de l’urgence et de la nécessité impérative du plan. Europe Écologie Les Verts invite, sur ce point, le gouvernement à ne pas soumettre les mesures annoncées, qui sont créatrices d’emplois en même temps qu’elles permettent de réduire la dépendance – et donc la facture – énergétique de notre pays et des ménages, à une stricte vue court-termiste qui ferait de la réduction des dépenses le cap exclusif de l’action publique.

En l’état, les enveloppes évoquées demeurent insuffisantes et risquent de réduire dramatiquement l’efficacité des mesures. Or les bonnes intentions ne suffisent pas, comme l’a montré l’enlisement progressif des mesures issues des concertations du Grenelle de l’environnement.

Europe Écologie Les Verts se félicite des mesures annoncées par Delphine BATHO et Cécile DUFLOT et appelle le gouvernement à mobiliser des financements stables, pérennes et proportionnés aux objectifs du plan. Europe Écologie Les Verts appelle, en particulier, à affecter sur ces mesures une part substantielle des capacités d’investissement de la BPI, dont le Président de la République avait rappelé, lors de la conférence environnementale, qu’elle devait être la banque de la « transition écologique »

Elise LOWY, Jean-Philippe MAGNEN, Porte-parole

 

Vous pouvez retrouvez ce communiqué ainsi que tous les communiqués sur le site eelv.fr 

Vous souhaitez recevoir l’ensemble des communiqués d’EELV sur votre courriel, cliquez ici

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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:42

19 février 2013 à 20h01

 

Lundi, le syndicat mixte de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes lançait une campagne de communication pour le projet. Réaction immédiate : mardi, elle était détournée par les opposants.

 

La bataille de la communication se poursuit entre partisans et opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Réunissant les collectivités impliquées dans la réalisation de la future plate-forme, le Syndicat mixte aéroportuaire engage, du 18 au 28 février, une campagne de communicationà destination du grand public avec pour slogan « Aéroport du grand Ouest, + d’emplois, + de visiteurs, + de voyages. Un vrai + pour nous tous ».
 
Le budget du plan médias de cette campagne s’élève à 300.000 €, avec de l’affichage urbain, des espaces publicitaires dans la presse écrite régionale et des spots radio.

(Actualisation mardi 19)

Réponse quasi-immédiate, ce mardi, des opposants au projet :

 

 

 

http://webmail1m.orange.fr/webmail/fr_FR/Extension_icons/picto_pdf.gif

 

 

 

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 07:29

La police de M. Valls range les mouvements écologistes parmi les dangers publics‏

http://www.reporterre.net/spip.php?article3855

 

 

"Les mouvements de défense de l’environnement, qui peuvent être amenés à conduire des ’actions fortes’ sur les thèmes du nucléaire ou du gaz de schiste, doivent également ’faire l’objet d’une veille permanente’"

Comme le gouvernement de droite dure au Canada, celui des "socialistes" considère les écologistes comme une menace à l’ordre public

lefigaro.fr - 15 février 2013

 


Les services de renseignement de la police ont reçu récemment comme instruction de suivre "au plus près" les entreprises en difficulté afin d’anticiper une éventuelle "radicalisation" de mouvements sociaux, selon une note de service.

"Dans un contexte économique dégradé qui touche l’ensemble des territoires, il est important de suivre au plus près la situation des entreprises et filières fragilisées, ou susceptibles de le devenir", explique cette note du directeur central de la sécurité publique (DCSP), qui fixe les objectifs prioritaires de la sous-direction d’information générale (SDIG, ex-RG).

Ce document, daté du 30 janvier et transmis aux différents directeurs départementaux de la sécurité publique (DDSP), souligne la nécessité"d’anticiper" les mobilisations, ainsi que "les risques d’incidents" ou d’éventuelles "menaces sur l’outil de production en cas de radicalisation d’un conflit". Depuis plusieurs mois, le contexte social s’est détérioré en France, avec plusieurs annonces de suppressions de postes dans différents secteurs (PSA, Renault, Petroplus...).

Les services de renseignement, selon des sources policières, craignent une "radicalisation" de salariés de ces entreprises en difficulté, qui pourrait notamment apparaître lors d’une manifestation le 12 février à Paris.

Des réunions ont eu lieu à cet égard, notamment à la préfecture de police de Paris (PP), et ce mouvement, "s’il est confirmé", est "suivi de très près", selon les sources. La note "insiste" notamment sur la "nécessité de préserver et renforcer au besoin le potentiel d’analyse et de couverture des territoires dans ce domaine".

Concernant les quartiers sensibles, la note précise que le travail de veille doit être "prioritairement" orienté vers les zones de sécurité prioritaires (ZSP) lancées par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls. Les fonctionnaires de la SDIG sont également invités, avec leurs homologues du renseignement intérieur, à détecter des "groupes ou individus à risque" qui graviteraient dans les milieux islamiques en France.

Parmi les groupes ou milieux à suivre "avec constance", la note évoque "les sectes apocalyptiques, les groupes survivalistes, tout comme les nouvelles thérapies". Les mouvements de défense de l’environnement, qui peuvent être amenés à conduire des "actions fortes" sur les thèmes du nucléaire ou du gaz de schiste, doivent également "faire l’objet d’une veille permanente", explique cette note.


 

Source : Le Figaro.fr

Lire aussi : Les écologistes, une menace à surveiller selon le gouvernement du Canada

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